LA CAISSE D’ALLOCATIONS FAMILIALES DES HAUTS-DE-SEINE DANS LE CONTRAT DE VILLE 2015-2020

Inscrits dans la loi de programma- tion pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014, les nouveaux quartiers prioritaires de la poli- tique de la ville (QP) ont vu le jour en janvier 2015, remplaçant les dispositifs précédents (zones urbaines sensibles, contrats urbains de cohésion sociale) dont l’empilement et le nombre ont abouti à un brouillage des territoires et des politiques mises en œuvre. Cette nouvelle géographie de la politique de la ville est désormais basée sur le seul critère de concentration de personnes à bas revenus, avec un décrochage marqué par rapport à l’agglomération dans laquelle se situe le quartier et au niveau de revenus de la France métropolitaine.Dans les Hauts-de-Seine, en prenant en compte les allocataires, conjoints, enfants de moins de 25 ans et autres personnes à charge, la politique de la ville couvre 64 000 personnes réparties dans 21 quartiers. C’est 4 % de la population alto séquanaise qui vit dans un quartier de la politique de la ville et 9,5 % des al- locataires.La caisse d’allocations familiales des Hauts-de-Seine joue un rôle actif dans ces quartiers à travers les prestations versées qui visent à aider et soutenir les foyers notamment les plus vulnérables économiquement, soulignant leur importance pour ces territoires où la concentration de bas revenus est particulièrement élevée.Quel que soit le débat public sur le fait que lesta prestations permettent seulement aux gens pauvres de vivre mieux et qu’il faut leur donner plutôt les clés pour ne plus l’être, il n’en demeure pas moins que le versement des prestations est un rempart capital pour les familles qui se situent aux franges du seuil de bas revenus et qui peuvent à tout moment bas- culer dans la pauvreté.Certains de ces quartiers sont marqués par des indicateurs de fragilité économique élevés, comme Le Parc à Nan- terre, ou l’Abbé Grégoire-Mirabeau à Bagneux, d’autres avec des indicateurs de fragilité économique plus faibles, Le Bac D’Asnières-Beaujon à Clichy, Université I, à Nanterre..., d’autres encore par un profil plus âgé et moins familial, Entrée de Ville à Clichy, Grésillons Voltaire II-Grésillons à Gennevilliers, Asnières-sur-Seine.La couverture territoriale des équipements sociaux dans les quartiers de la politique de la ville est un autre critère d’évaluation de l’engagement et de la mobilisation de la branche Famille en faveur des quartiers prioritaires. Les financements qu’elle apporte aux structures d’animation de la vie sociale, aux équipements d’accueil du jeune enfant présents dans ces quartiers ou situés à proximité sont susceptibles d’optimiser les réponses sociales aux besoins des familles. Ils témoignent de son attachement en faveur d’un maillage territorial couvrant l’ensemble des QPV, auquel elle est attachée.Cette publication constituée, pour chacun des 21 quartiers que comptent les Hauts-de-Seine, d’informations sur leur situation dans les communes du département, et sur leur dotation en équipements est assortie d’une description des caractéristiques sociales des allocataires y résidant. Démographiquement, ces quartiers cumulent des situations fragiles avec de nombreuses familles monoparentales ou de familles de trois enfants ou plus, et la dépendance aux prestations légales, que ce soit les mi- nima sociaux, les aides au logement, ou les prestations familiales est élevée. Les interventions de travail social sur ces populations vulnérables dans ces quartiers sont aussi le lieu de la mise en œuvre des politiques portées par notre organisme sur les populations et les territoires. Elles constituent un volet fondamental de la politique de la ville en faveur des quartiers prioritaires.Nos capacités à intervenir dans les processus d’évaluation, dont le présent document est une illustration, sont un levier pour l’évolution et la priorisation des actions que la Caisse d’allocations familiales des Hauts-de-Seine conduit, avec ses partenaires, et conduira avec discernement sur la période de la nouvelle convention d’objectifs et de gestion 2018-2022 avec l’État.


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