Lire en ligne

L’un des engagements de la branche Famille, tel qu’inscrit dans la convention d’objectifs et de gestion 2018-2022, est « d’agir pour le développement des services aux allocataires, et aux parents qu’ils sont, en aidant toutes les familles, dans l’accueil et l’éducation de leurs enfants ».

En effet, la branche Famille reste un acteur majeur du développement de la politique « petite enfance ». Elle poursuit donc une dynamique de création d’offre d’accueil du jeune enfant qui s’avère encore insuffisante au regard des besoins des familles.

Elle entend aussi garantir l’accessibilité de cette offre de services à l’ensemble des familles, et notamment aux plus fragiles d’entre elles. En cela, son action s’inscrit en cohérence avec la volonté des pouvoirs publics de prévenir et de lutter contre la pauvreté des enfants et des jeunes.

La branche Famille s’est donc engagée à redynamiser l’offre d’accueil en faveur des enfants de moins de 3 ans en développant l’accueil, en confortant l’offre d’accueil existante et en poursuivant le rééquilibrage territorial de cette offre.

Ainsi, le panel de cartes départementales relatives à la « localisation des équipements d’accueil du jeune enfant(Eaje) et du taux d'enfants de moins de 3 ans,vivant dans un foyer allocataire à bas revenus, en Île-de-France - en 2019 » permet d’élaborer une première cartographie très fine, au carreau ou à la commune, croisant l’offre proposée au titre des Eaje bénéficiaires de la PSU, et la part d’enfants de moins de 3 ans vivant dans une famille à bas revenus (1) à un instant « t ». L’étude de l’évolution de cette cartographie, au cours d’une période pluriannuelle, pourrait apporter une première évaluation de la réponse apportée sur cette offre de service à ce profil d’allocataire vulnérable.

 (1) le seuil de bas revenus est calculé par l’Insee, à hauteur de 60 % du revenu disponible médian par unité de consommation avant impôts de la population enquêtée lors de l’Enquête Revenus Fiscaux et Sociaux (ERFS). Ce seuil est de 1096 € par unité de consommation au 31 décembre 2019.

 

L’étude comparative des taux d’enfants de 0 à 2 ans, vivant dans des foyers allocataires à bas revenus en Île-de-France, rapportés à l’ensemble des jeunes enfants de familles allocataires franciliennes, fait apparaître des écarts conséquents entre les huit départements franciliens. Ainsi, l’écart le plus sensible se situe entre le taux de la Seine-Saint-Denis (42,1 %) et celui des Hauts-de-Seine (19,0 %). Deux autres départements présentent des parts importantes de jeunes enfants vivant dans des familles à bas revenus, ceux du Val-d’Oise et du Val-de-Marne dans une moindre part, respectivement 30,0 % et 28,4 %. Les parts des jeunes enfants vivant dans une famille à bas revenus des quatre autres départements restent inférieures à celle de la moyenne régionale (27,3 %), s’étageant de 20,0 % à 26,3 %, même si en infra départemental de fortes différences subsistent. Par exemple, concernant le territoire parisien : les arrondissements du nord-est (18ème, 19ème et 20ème)), jouxtant la Seine-Saint-Denis, présentent des taux respectifs de 30,8 %, 33,8 % et 29,6 %, alors que les arrondissements des 7ème, 8ème et 9ème arrondissements présentent un écart avec les précédents de près de 20 points, soit respectivement 11,3 %, 10,7 % et 12,5 %.

La volonté de croiser ces données avec la localisation des équipements d’accueil de jeunes enfants fait apparaitre de nouvelles divergences entre les territoires. Ainsi cette présentation cartographique permet de visualiser des concentrations d’Eaje sur certaines circonscriptions, présentant aussi un taux élevé d’enfants de moins de 3 ans vivant dans un foyer à bas revenus. Ce marqueur représente ainsi une source d’analyse plus fine des territoires, en fonction de la vulnérabilité des jeunes enfants et de l’offre d’accueil sur ces territoires.


  • Tableaux de données